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Alerte sur le marché des œufs
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Jean Ullmann (Image: zVg) | |
Commentaire du marché du 12 fevrier 2010 dans le journal Agri
Les prévisions en matière de production indigène d’œufs correspondent à la situation actuelle du marché. La production a effectivement augmenté en raison d’un accroissement des effectifs de pondeuses. De manière générale, il y a suffisamment d’œufs suisses, voire plus qu’assez dans certains secteurs.
Rétrospectivement, on constate que le marché des œufs est resté bien équilibré au cours des trois dernières années, avec parfois même un manque d’œufs suisses à Noël et à Pâques.
Mais aujourd’hui, les choses ont changé. Le nombre de poussins et de pondeuses est trop important, si bien qu’une surproduction menace. Une telle évolution ne profiterait ni aux producteurs d’œufs, ni au commerce. Il faut donc corriger cette tendance sans tarder !
Bien que les ventes d’œufs suisses aient progressé ces dernières années, la production s’est accrue dans une plus forte mesure encore. GalloSuisse n’a cessé de mettre en garde contre des augmentations d’effectif démesurées. Il semble que certains n’en aient tenu aucun compte. La population de pondeuses a crû de presque 20 % depuis 2006, ce que tous les milieux concernés considèrent comme excessif. C’est toutefois la réalité. Jusqu’à Pâques (le 4 avril), nous ne devrions pas rencontrer de problèmes majeurs sur le marché des œufs. Mais en prévision de l’après-Pâques, la production doit être freinée dès maintenant, sans quoi je crains que les mois d’été ne soient difficiles.
A l’étranger, où l’on applique réellement des prix de bourse, les prix des œufs sont en hausse chaque année à Pâques, ce qui s’explique logiquement par l’augmentation de la demande, tandis qu’après Pâques, on s’attend à une baisse des prix. Quoi qu’il en soit, les prix de vente en Suisse ne correspondent pas à ces prix de bourse, car les œufs d’importation sont pour la plupart achetés à prix fixes, prédéfini dans un contrat à long terme. De cette manière, les exportateurs peuvent vendre une grande partie de leurs œufs à prix fixes.
Jean Ullmann, président de GalloSuisse
