Archive - Commentaires de marché
Un marché de la viande de bœuf solide
|
|
Martin Rufer | |
Commentaire du marché du 9 juillet 2010 dans le journal Agri
Depuis plusieurs semaines, les vaches de réforme sont très demandées, les taureaux et les génisses se vendent sans problème et la consommation de viande de bœuf est bonne. Dans l’ensemble, le marché de la viande de bœuf se trouve donc dans une situation favorable. Au cours du deuxième trimestre de cette année, les abattages ont augmenté par rapport à 2009 de 1,6 % pour les taureaux, de 8 % pour les génisses et de 3,3 % pour les animaux de transformation. Ces quantités supplémentaires ont pu être commercialisées facilement et, malgré une offre plus importante, les prix se sont en général maintenus au niveau de l’année précédente, ou même au-dessus. Il n’empêche que le niveau de prix est certainement insatisfaisant pour les engraisseurs de gros bétail, car on ne peut envisager durablement l’engraissement de taureaux lorsque les prix sont inférieurs à 8 fr./kg PM. Cependant, des hausses de prix ont pu être réalisées ces dernières semaines.
Par conséquent, pour l’année en cours, le marché suisse de la viande de bœuf peut être considéré comme solide. La consommation a augmenté, bien que le climat de consommation reste morose. Quant aux cours de change défavorables, ils n’ont jusqu’ici pas eu de répercussions négatives sur la consommation indigène, bien qu’il soit regrettable que certains cercles encouragent vivement les consommateurs à faire leurs achats à l’étranger pour profiter des cours de change.
Vu la situation sur le marché de la viande de veau, le conseil d’administration de Proviande a décidé lors de sa dernière séance de faire d’importantes demandes d’importation. Ainsi, 1800 tonnes de demi-carcasses et 500 tonnes d’aloyau pourront être importées entre le 12 juillet et le 8 août. Incontestablement, ce sont là de très grandes quantités de viande. Toutefois, dans le contexte actuel, il est approprié de procéder maintenant à d’importantes importations pour alimenter le marché. À condition bien sûr que ces importations soient revues à la baisse lorsque la situation sur le marché changera. En ce qui concerne les marchandises importées, il n’est pas toujours facile d’autoriser la bonne quantité au bon moment. Pour l’année en cours, on peut cependant affirmer que dans l’ensemble, Proviande a contribué à l’équilibre du marché de la viande de bœuf en procédant à des importations conformes aux besoins.
Martin Rufer, Chef du département Production, marché et écologie de l’USP ; membre du CA de Proviande
