Archive - Commentaires de marché
Plus de veaux TerraSuisse
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Samuel Graber (Image: zVg) | |
Commentaire du marché du 4 décembre dans le journal Agri
En ce qui concerne la viande de veau, le label TerraSuisse a fait ses preuves. Les engraisseurs de veaux sont particulièrement satisfaits des poids morts plus élevés pour les classes C, H et T+. Ils regrettent toutefois que les veaux de classe T- soient défavorisés sur les plans à la fois de la qualité et du supplément pour produits de marque. Je regrette que le supplément pour les veaux T- ne soit pas passé de 20 à 40 centimes, car cela aurait persuadé un plus grand nombre d’engraisseurs de produire de la viande TerraSuisse.
Pour le label TerraSuisse aussi, ce sont l’offre et la demande qui déterminent le prix. Il appartient donc à l’utilisateur de mettre en valeur la viande de veau dans les points de vente. L’utilisateur devrait aussi s’assurer que la marchandise puisse être écoulée, car si des commandes sont annulées, les animaux deviennent trop lourds. Dans un tel cas, les engraisseurs enregistrent d’importantes réductions du prix dues au surpoids, situation qui leur est incompréhensible. Logiquement, ils essaient alors de livrer les veaux TerraSuisse à d’autres canaux de distribution.
Le prix des veaux d’engrais est lui aussi fixé par le jeu de l’offre et de la demande. Pour les veaux d’engrais de la catégorie AA femelle, on obtient un bon prix tout au long de l’année. Mais le prix des veaux maigres est fortement tributaire des vêlages. Moins il y a de vaches laitières, plus les veaux d’engrais sont chers. Il faut absolument que les vaches ne se prêtant pas à l’élevage et les génisses soient inséminées avec des taureaux de races à viande. Ainsi, la qualité des veaux est meilleure. Il faut en outre que chaque engraisseur évalue lui-même la qualité de ses animaux et qu’il ne se gêne pas d’exprimer son désaccord s’il n’est pas satisfait de la classification attribuée par l’abattoir.
Bien sûr, on peut aussi se réjouir de l’augmentation des abattages de veaux TerraSuisse. Cela montre que les consommateurs achètent de la viande de veau, crise financière ou non. J’aimerais toutefois enjoindre les utilisateurs et les acheteurs de continuer à s’engager, même quand la période des fêtes sera passée. On évitera ainsi une chute des prix. Car si ce commerce n’est pas rentable, l’agriculteur n’a aucune envie d’engraisser des veaux.
Samuel Graber, Président de la Fédération suisse des engraisseurs de veaux
