Archive - Commentaires de marché
C’est le marché de Noël !
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Brigitte Meier (Image: zVg) | |
Commentaire du marché du 20 novembre dans le journal Agri
Les abattoirs enregistrent une hausse du nombre d’abattages à l’heure actuelle. L’approche du temps des fêtes ne passe pas inaperçue, dans une période où les repas de Noël des entreprises renforcent la demande en produits carnés. L’augmentation de la consommation de viande, notamment pour des fondues chinoises, pousse aussi les prix de marché à la hausse. L’embellie sur le marché constitue un phénomène typique de la période précédant les fêtes de fin d’année.
Au grand bonheur des engraisseurs de veaux, les prix des veaux d’étal ont progressé de 1 franc par kg poids mort (PM) en l’espace de deux semaines, et ils se situent à présent au même niveau que l'année précédente. La hausse des prix s’explique par le fait que le nombre d’animaux livrés reste bien en dessous de ce que le marché pourrait absorber. Alors que, par le passé, la faible demande s’était soldée par une surabondance sur le marché, c'est aujourd'hui l'offre qui se révèle insuffisante. Il n’y a donc aucune raison de s’inquiéter du déblocage, jusqu’à Noël, des 320 tonnes de viande de veau encore en stock, d'autant plus que les autorisations d'importer 125 tonnes de viande de veau n'ont eu aucun effet négatif sur le marché de la viande de veau.
L’approche des fêtes de Noël dope aussi les ventes de bétail d’étal. Après une période marquée par d’importants excédents et des prix en chute libre qui a duré jusqu’en octobre dernier, la donne a changé. Depuis ce retournement de tendance, les prix ont grimpé de 30 centimes par kg PM. Le moment est propice pour vendre des génisses, des bœufs et des taureaux prêts à l’abattage.
Même si un grand nombre d’animaux d’étal et de veaux sont emmenés à l’abattoir à l’heure actuelle, le bétail de transformation demeure très prisé. L’offre et la demande se maintiennent en équilibre depuis un certain temps déjà. Les prix s’avèrent stables et se situent à un niveau respectable. S’il y a une chose à déplorer, c’est bien la grande quantité de vaches présentant une charnure faible, car celles-ci ne donnent que peu de viande à cause d’une couverture de graisse insuffisante, mais elles génèrent un travail de désossage considérable.
Pour les porcs à l’engrais, la situation sur le marché semble enfin s’améliorer. Les prix n’ont pas encore bougé, mais des actions ont permis de résorber les excédents. Exception faite de la situation des porcs, l’année qui touche à sa fin aura été bonne. Une chose est sûre : les hausses de prix du moment auront des effets positifs sur le revenu annuel moyen des producteurs.
Brigitte Meier, USP
