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Archive - Commentaires de marché

Et si les œufs se vendaient au kilo ?


 

Jean Ulmann

(Image: zVg)

Commentaire du marché du 6 novembre dans le journal Agri

Alors que les températures baissent, la consommation d’œufs semble augmenter au même rythme que la courbe de la production. La hausse de la production se fait sentir, si bien que l’offre reste toujours suffisamment fournie, sauf dans les catégories gros et extra gros. Il y en aura donc assez pour tout le monde durant la période des biscuits qui approche : nous attendons donc avec impatience que notre clientèle se mette à confectionner toutes sortes de gourmandises. Et comme une pénurie d’œufs suisses ne risque pas de se produire cet automne et cet hiver, nous nous attendons à ce que de merveilleux biscuits sortent des fours aux quatre coins du pays.

Pour la production et le commerce, il serait beaucoup plus simple de vendre les œufs au kilo, comme cela se fait pour les pommes ou les tomates. Il n’y aurait plus de problèmes liés à des surplus de petits œufs et à des manques de grands œufs ou vice-versa. Un carton d’œufs contiendrait tout simplement dix œufs et pèserait tantôt 500 et tantôt 700 grammes. Cela permettrait peut-être aussi de rappeler aux gens à quel point cette source de protéines est bon marché. Il n’existe pas de produit équivalent dont le prix au kilo atteint tout juste quatre francs à la production et excède à peine dix francs à la vente. Même si je ne pense pas que nous puissions en arriver un jour à vendre des œufs au kilo, le fait est qu’une comparaison de prix avec la viande ou le fromage tournerait alors largement à notre avantage.

L’Allemagne ayant importé deux milliards d’œufs de plus en 2009 qu’en 2007, il n’est guère surprenant que tous les pays européens se trouvent face à une pénurie et que, de ce fait, les prix restent stables et toujours orientés à la hausse. Ce ne sont pas les importations suisses de moins de 600 millions d’œufs qui vont faire pencher la balance. Il reste à savoir si et dans quelle mesure la production repartira à la hausse en Allemagne, après la fin de l’élevage en batteries conventionnelles. Les prévisions tablent toutefois sur l’abandon définitif de la production par un nombre assez important d’aviculteurs.

Jean Ulmann, Président de Gallo Suisse

Prix du bétail de boucherie

Tränkekälber
Porcs
3.80
 
Porcelets
5.00
 
AQ MT T3
7.90
 
AQ VK A3
5.50
 
AQ KV T3
12.30
 
Veaux d'engrais
5.00
 
Agneaux
10.60
 

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